10 mars 2013

Rêveries ferroviaires


Quelle que soit la raison du déplacement, un trajet en train n'est jamais du temps perdu en ce qui me concerne. Les conditions lors du déplacement d'une ville à l'autre sont propices – bien souvent sans s'en apercevoir – à la réflexion sur un roman en cours d'écriture, une proposition de récit ou un manuscrit à venir. Lorsque je bute sur une difficulté relative aux rouages d'une intrigue, il est fréquent qu'un périple ferroviaire (long ou court, peu importe) aide à trouver la piste d'une solution… De là à dire que le spectacle d'un paysage qui défile derrière une vitre relève d'indéniables vertus créatives, il n'y a qu'un pas ! Comme j'apprécie avoir suffisamment de temps pour réfléchir sereinement à une histoire future, à ses thèmes, ainsi qu'à ses personnages, me trouver à bord d'un TER et le TGV permet de se sentir comme à l'abri d'une bulle intime : sensation idéale pour que l'esprit vagabonde à son aise ; en partant bien sûr du principe que les passagers proches sont calmes.
Durant ces voyages, c'est ainsi qu'il m'est possible d'envisager sous un angle nouveau les concepts que je souhaite pour mes romans, en y incluant de nouveaux éléments ou décider d'en supprimer certains.
L'explication de ces "rêveries ferroviaires" puise peut-être son origine dans le fait que je ne fais pas partie des auteurs capables d'écrire, et encore moins de lire, une fois embarqué dans un train. Et lorsque j'arrive destination, après quelques notes rapidement prises sur un calepin (les idées sont volatiles, c'est bien connu, il faut les consignés sans attendre !) force est de constater que le temps passer en compagnie de la SNCF a été employé à bon escient. 





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